Bretagnolles

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Bretagnolles
Bretagnolles
L'église Notre-Dame Logo monument historique Inscrit MH (1961).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Intercommunalité Évreux Portes de Normandie
Maire
Mandat
Christine Lemonne
2020-2026
Code postal 27220
Code commune 27111
Démographie
Gentilé Bretagnollais
Population
municipale
202 hab. (2021 en augmentation de 3,06 % par rapport à 2015)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 09″ nord, 1° 21′ 13″ est
Altitude Min. 119 m
Max. 146 m
Superficie 3,78 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-André-de-l'Eure
Législatives Première circonscription
Localisation
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Bretagnolles
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Bretagnolles

Bretagnolles est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située au cœur de la campagne de Saint-André[1].

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[4]. Parallèlement le GIEC normand, un groupe régional d’experts sur le climat, différencie quant à lui, dans une étude de 2020, trois grands types de climats pour la région Normandie, nuancés à une échelle plus fine par les facteurs géographiques locaux. La commune est, selon ce zonage, exposée à un « climat des plateaux abrités », correspondant aux plaines agricoles de l’Eure, avec une pluviométrie beaucoup plus faible que dans la plaine de Caen en raison du double effet d’abri provoqué par les collines du Bocage normand et par celles qui s’étendent sur un axe du Pays d'Auge au Perche[5].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 646 mm, avec 10,4 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Guichainville à 12 km à vol d'oiseau[6], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 659,6 mm[7],[8]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[9].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bretagnolles est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[10],[11],[12].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[13],[14].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (93,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (92,2 %), zones urbanisées (7,4 %), forêts (0,4 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Bertingnolles au XIIe siècle[16], Bretingnolles fin du XIIe siècle[17], Breteignolles en 1206 (charte de la Noë), Bretignolles en 1207 (charte de Luc, évêque d’Évreux), Bretegniollis vers 1210[18],[19].

« Colonie de Bretons » avec le suffixe diminutif romain -eolum : « petites colonies de Bretons »[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

« Les Feoda Normania rédigés à la fin du XIIe siècle désignent Bretingnoles alias Bretagnolles comme un plein fief relevant de la chatellenie de Passy sur la rivière de l’Eure, ayant droit de haute justice, ce qui équivalait à une baronnie, dont dépendait le fief de La Boissière entre autres. Le roi Philippe-Auguste donna la baronnie de Bretagnolles à Richard d'Argences[20], ancien bailli d'Évreux et fidèle chevalier de Richard Cœur de Lion, entre le 1er novembre 1202 et le 3 avril 1203[21]. Cette baronnie fut acquise en 1249 par la reine-mère Blanche de Castille, mère de Saint-Louis ! Elle fit don de cette baronnie de Bretagnolles à l’abbaye de Montbuisson, donation approuvée du reste par son fils le Roi de France »[22].[source insuffisante]

Le fief de Bretagnolles appartenait de 1543 jusqu'à la Révolution à la famille du Buc alias du Buc-Richard, par foi et hommage aux abbesses du Maubuisson, selon les aveux seigneuriaux existants aux archives départementales de l'Eure : Jehan V, Jehan VI, Jehan VII, Jean VIII, et Antoine du Buc furent successivement seigneur de Bretagnolles. Ce fief était érigé en baronnie. Le manoir fut brûlé à l'époque révolutionnaire. L'héritier des sieurs du Buc (le citoyen Antoine Dubuc) était un jeune garçon recueilli par les curés de Bretagnolles et de Grandcourt. Un membre important cette famille fut Jean François VI du Buc du Pacquerel, chevalier, baron de Bretagnolles, seigneur du Fontenil, seigneur de Coussé, seigneur de Graveron, seigneur de Semerville, seigneur de Tournedos, seigneur de Saint-Germain-de-Fresney, seigneur de Bretagnolles, seigneur de Flexanville ; maintenu de noblesse en 1666. Un de ses fils, nommé Pierre du Buc, s'enfuit à la Martinique après un duel et devint un des premiers colons français.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste ds maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
non connu mars 2001 Roger Hue    
mars 2001 2014 Violaine Pauline    
mars 2014 En cours Christine Lemonne    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[24].

En 2021, la commune comptait 202 habitants[Note 3], en augmentation de 3,06 % par rapport à 2015 (Eure : −0,5 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
169129172171221214235231228
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
208202200192193164156175159
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1954 1962
146151149135124102109132132
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
1029292157185182182197203
2021 - - - - - - - -
202--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Poutre de gloire de l'église de Notre-Dame.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bretagnolles Blason
Tiercé en pairle renversé: au 1er d'or à la bande d'azur chargée de trois mouchetures d'hermine d'argent posées à plomb, au 2e de gueules à deux léopards d'or, armés et lampassés d'azur, l'un au-dessus de l'autre, au 3e d'azur qu lis des jardins au naturel[28].
Détails
Les deux léopards d'or rappellent les armoiries de la Normandie.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La plaine de Saint-André », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le ).
  2. « Géoportail (IGN), couche « Communes » activée ».
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  5. GIEC normand, Le climat en Normandie : présentation et évolution, , 18 p. (lire en ligne), p. 2
  6. « Orthodromie entre Bretagnolles et Guichainville », sur fr.distance.to (consulté le ).
  7. « Station Météo-France « Guichainville » (commune de Guichainville) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « Guichainville » (commune de Guichainville) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  9. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  10. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  12. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  16. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1, Librairie Droz, , p. 425.
  17. Ernest Poret de Blosseville, Dictionnaire topographique du département de l’Eure, Paris, , p. 35.
  18. Cartulaire normand, Philippe Auguste, n° 199, p. 30.
  19. Archives Nationales, ms. 8408, 2, 2, B. fol. 258 r°, c. 1.
  20. Il appartenait à la maison d'Argences. Elle est aujourd'hui représentée par Féliks Rynski d'Argence, historien-généalogiste et descendant aînée du bailli. Après plus de 20 années de recherches, il se consacre à présent à la rédaction d'un ouvrage sur sa famille, (1096-2011) incluant un chapitre inédit à propos de 2 fausses descendances de 1874-75 à nos jours. Cf. Paris-Normandie 9 juin 2011:"le Sceau du Moyen Âge".
  21. Catalogue des Actes de Philippe-Auguste, acte n°740, Léopold Delisle 1856.
  22. D'après Louis-Étienne Charpillon et l'abbé Caresme Dictionnaire historique de toutes les communes du département de l'Eure.
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  27. « Église », notice no PA00099359, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. « Blason… », sur armorialdefrance.fr.